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vendredi, 06 juin 2014

D.day. " ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait" M. Twain

"J'espère rester au chômage en tant que photographe de guerre jusqu'à la fin de ma vie."
Robert Capa (1913-1954)
A la fin de la seconde guerre mondiale.


Retrouvez sur you tube Antonin DEHAYS


10:00 Publié dans Film, Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 02 juin 2014

"Dès 7 h ils emménagent dans leur télévision "

"Cacher son âge, c'est supprimer ses souvenirs " Arletty

Avant Game of thrones























Et tout particulièrement pour mon amie Patricia




A BIENTÔT

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mardi, 04 mars 2014

Ch´ti un jour, ch´ ti....

TOUJOURS
"Ceux qui n'ont pas d'accent, je ne puis que les plaindre!
Emporter de chez soi les accents familiers,
C'est emporter un peu sa terre à ses souliers,
Emporter son accent d'Auvergne ou de Bretagne,
C'est emporter un peu sa lande ou sa montagne!
Lorsque, loin du pays, le cœur gros, on s'enfuit,
L'accent? Mais c'est un peu le pays qui vous suit!
C'est un peu, cet accent, invisible bagage,
Le parler de chez soi qu'on emporte en voyage!
Fernandel

Pour ceux que je connais et qui s'intéressent à quelques mots de patois de mon pays..
Voici quelques mots de base pour pas avoir l'air trop babache
Le premier, bien sûr ,qui a inspiré face book.
BOUQUE : bouche

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Cette phrase a bercé notre enfance car mon frère et moi avions tendance à être de gros
BÉARDS : qui regarde fixement

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En parlant de mon frère qui, petit , disait toujours non , on le jugeait peu
AMITEUX : aimable

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Il s'entendait parfois dire
Armonte eut MARONNE : remonte ton pantalon , tu vas marcher din l' BERDOULE : boue
S'en fichait.
Il était FIN BÉNACHE : tout content .

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Chaque matin ,nous avions droit à la fameuse cuillère d'huile d'olive qui ferait de nous de beaux adultes forts et sains .
Une cuillère (à soupe) et un gros bol de Banania pour faire passer le tout . Il fallait avoir le cœur bien accroché. Un cauchemar

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Parfois, à mon grand soulagement , ma mère oubliait . Répit de courte durée car le traître de frère réclamait l'infâme breuvage. Pas de sa faute : il n'avait pas de NAQUE : il ne sentait rien
Il n'était pas NAQU'CIEUX comme certains

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Si j'avais pu faire À´M MOTE : à mon idée, à ma façon , je l'aurais étripé , j' étais déjà une
MAGUETTE

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En représailles je lui MUCHAIS :cachais ses jouets
Pire je les lui MACHUQUAIS : abimais
Résultat je recevais une TORGNOLLE : tout le monde connaît .
A cette époque les mères n'attendaient pas les pères pour régler les problèmes ( la mienne, du moins. )

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Tous les enfants n'étaient pas des petits BRADÉS : gâtés
Je BERDENNAIS : marmonnais " j'vais me venger "
Finalement tout revenait dans l'ordre parce que personne ne voulait l'AKATER: acheter

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Il va sans dire que ce billet est pure fiction........quoique.

Un petit dicton pour mon cousin de Leers (sans traduction car il est des nôôôtres.)
Quant in d'vient viux si in a pas d'mau à sn'orelle, in a du mau à s'nortel:

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samedi, 22 février 2014

J'aurais voulu être (encore?!)

Fermière....
ce fut ma première vocation. La citadine de cinq ans que j'étais vivrait à la campagne entourée d'animaux comme Martine.

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Mon arrière grand mère déjà citée dans un billet précédent habitait Planard , petit village du Nord .
Juste en face , des champs.
Une allée menait au saint des saints : la ferme ou l'on allait chercher le lait , le beurre et les œufs. Un peu plus loin un sentier qui coupait à travers les champs pour rejoindre la Belgique où mon père allait acheter des cigarettes , mais ça c'est une autre histoire.

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Pas de Martine pour nous accueillir , seule une vielle dame ridée comme une pomme reinette . (Cette brave femme ne devait avoir guère plus de cinquante ans mais j'ignorais encore la dureté du métier .) L'Europe et les directives de Bruxelles n'ayant pas encore aseptisé les fermes du nord de la France , les mouches bourdonnaient au dessus des fromages et du beurre, indifférentes au sort de leurs congénères englués sur les serpentins punaisés au plafond .

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Ma mère me tenait fermement par la main. Pas question de salir mes chaussures du dimanche et mes socquettes blanches, et pourtant j'arrivais toujours à filer vers l'étable .
Ah l'odeur de vaches , de bouse, de crottin , de paille fermentée, de lait caillé . L'odeur puissante de la vie.
"Les portes des étables sont pour moi comme celles des églises : elles ouvrent sur un mystère et un silence à peine troublé de souffles et de mouvements lents, d'haleines chaudes ... C'est une scène et des parfums millénaires que l'on contemple et respire " Philippe Claudel

Victor Hugo serait chateaubriand ou rien, je serais fermière ou rien.

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Il m'arrivait de m'installer à l'écart, une poule sur les genoux .

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Je résistais rarement à l'envie de mettre mes doigts dans les " trous de nez " des cochons

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Parfois le fermier me montrait comment traire la Noiraude

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Puis les années ont passé , je n'ai pas eu envie d'épouser un fermier.

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mais " l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir."

19:02 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 19 février 2014

"La tristesse de la nuit lui entra dans le cœur." A. France


Chaque matin, en allant à l'école avec ma mère, je passais devant cette plaque émaillée installée sur le mur de la petite alimentation du quartier. C'était une publicité pour le chocolat Delespaul-Havez.
Je devais avoir six ans peut être , et tous les jours, la même boule au ventre. Première prise de conscience de l'injustice , de l'inégalité car mes yeux ne voyait qu'elle : la petite fille ( j'en étais sûre c'était une fille : Freud , au secours! ) sans chocolat.

Je faisais un vœu " faites que demain , le C se mette à couler , qu'il remplisse la tasse et l'assiette, que la petite fille se mêle à la liesse générale, qu'elle rejoigne le groupe des nantis, des égoïstes , des profiteurs
Comme les lendemains se ressemblaient, j'ai baissé la tête et fermé les yeux, sans savoir que " les yeux qu'on ferme voient encore".

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13:21 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 08 février 2014

"Aujourd'hui est le demain d'hier"

Sujet : "Aujourd'hui est le demain d'hier" vous avez 4 heures !
"Craie,blouse,tableau d'ardoise, plume Sergent-Major, buvard rose, encre versée dans le godet de faïence enserré dans le bois du pupitre.la mythologie de la communale fait de nous de parfaits modèles pour des Doisneau du dimanche, qui respirons enivrés , et parfois mangeons l'onctueuse colle blanche au parfum d'amande fraîche." P.Claudel

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Je ne résiste pas à citer ce passage de Jérôme Leroy dans sa préface de l'école de Chateaubriand à Proust
....."Des odeurs qui étaient les odeurs même du temps, car c'est d'abord un certaine usage du temps qu'apprendre l'école, une certaine contemplation de la durée où l'ennui se mêle aux formidables découvertes, où les premières amours se confondent avec les dates du Mallet-Isaac et les premières révoltes avec les héros de la tragédie classique......


"Nous écrivons en pointant la langue entre nos lèvres, engoncés dans nos blouses qui de mois en mois rétrécissent , les coudes bien à plat sur le pupitre, la plume adoucie de salive et qui glisse sur le papier à carreaux."p. Claudel

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Et Jérôme Leroy toujours
" ...allons il faudra vous y faire, tout cela n'est plus de saison : oubliez les cours de récréation , oubliez les tableaux noirs, oubliez les cartes Vidal de Lablache sur les murs, ces cartes d'avant la mondialisation , mais qui parlaient si bien du monde.....

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.....Un monde coloré aux frontières baroques et tortueuses...un monde qui ressemblait à l'enfance , en fait, bien loin des flux financiers aux courbes froides qui se jouent des latitudes et des climats, unifiant les hommes et les paysages dans une bulle d'ozone et de silicium.........

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"Il y eut , au coup de sifflet du père Simon, une véritable suspension de joie, des plis soucieux sur les fronts.....ah la vie!
-Sais-tu tes leçons, Lebrac? Demanda confidentiellement La Crique.
-Heu ! oui...pas trop! Tâche de me souffler si tu peux....J'ai bien appris le système métrique ,j'sais tous les poids par cœur: en fonte, en cuivre, à godets et les petites lames par dessus le marché, mais j'sais pas ce qu'il faut pour être électeur." L.Pergaud

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Images d' Epinal ? Pas pour tous
"Jamais je n'ai regretté ces jours écoulés sans liberté, sans famille,sans tendresse ...jamais je n'ai regretté les couloirs humides, les dortoirs glacés, les salles fétides , le réfectoire infect,.....non je n'ai jamais regretté de tout cela, et je comprends la haine des écoliers pour ces prisons dans lesquelles on enferme leur enfance sous prétexte d'instruction , car cette haine je l'ai ressentie."...
..."J'avais des spasmes de joie en pensant qu'un jour peut être le collège pourrait brûler; je ne sentais ni pitié ni merci pour ces hommes que n'accusais de torturer ma jeunesse..." Flaubert

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Quant à moi je me souviens des zéros obtenus en gymnastique à causes de cette satanée....

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vendredi, 31 janvier 2014

"Les dessous chics C'est se garder au fond de soi Fragile comme un bas de soie "

Mon arrière grand-mère faisait des corsets et des soutien-gorge .Elle aurait pu être à l'origine de cette publicité,qu'elle aurait affichée sur la vitrine
Je soutiens les faibles
Je comprime les forts
Je ramène les égarés
Je remplace les absents

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Malheureusement elle ne possédait pas de boutique, elle habitait un petit village et travaillait chez elle. Je suppose que ses clientes, modestes, lui demandaient ce genre d'article

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Parfois, peut être , venaient de la ville une femme de notable et sa fille

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Voire, la maîtresse de ce même notable!

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Où mon arrière grand-mère trouvait-elle l'inspiration ?
Au cinéma ?

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Dans les journaux ?

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Reviendrait-elle aujourd'hui qu'elle serait bien étonnée de voir que le corset et le soutien gorge ont encore de beaux jours devant eux.

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